Hewlett-Packard
veut supprimer des centaines d'emplois sur les sites français
(dont celui d'Issy les Moulineaux) Le 12/09/05

Déclaration d'Alain BOCQUET
Président du groupe des Député-e-s Communistes et Républicains

Le gouvernement doit refuser la destruction d'emplois de pointe.
Le projet du géant informatique américain Hewlett-Packard de supprimer 1.240 emplois en France est
inadmissible. Le gouvernement, mais aussi les responsables européens, doivent imposer à la multinationale l'abandon de son plan de restructuration autoritaire et l'ouverture de négociations avec les syndicats, les représentants des salariés et les élus des territoires, pour construire de véritables perspectives industrielles.
Quand un groupe réalise 3,5 milliards de dollars de profits en 2004, en hausse de 38,3%, le motif économique des licenciements apparaît difficilement justifiable,
à moins de faire passer la valorisation outrancière des capitaux avant l'intérêt des hommes. Avant de discuter de toute mesure d'accompagnement social des destructions d'emploi, il faut que les pouvoirs publics mettent en échec cette nouvelle manifestation d'un libéralisme financier imperméable aux besoins collectifs et aux attentes sociales. Messieurs Chirac et Villepin ne peuvent nous faire miroiter des pôles de compétitivité et accepter une réduction aussi brutale de potentialités dans le secteur des hautes technologies.
Décidément, il est temps que des droits nouveaux soient accordés aux salariés pour intervenir dans la marche des entreprises et défendre la cause de l'emploi. Les députés communistes proposent que le parlement adopte une réforme du Code du travail créant un droit de saisine du juge, par les représentants du personnel ou leurs organisations syndicales, pour contrôler, en amont de la rupture des contrats de travail, le motif économique des licenciements collectifs. Cette disposition permettrait, non seulement d'annuler les restructurations abusives, mais aussi de suspendre le projet afin que l'employeur entame, avec obligation de sérieux et de bonne foi, une négociation sur les propositions alternatives portées par les élus du personnel ou les syndicats.

Le 12/09/05

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